dimanche 3 juillet 2016

Auteur, un métier difficile?

''Tu es auteure, tu dois être riche!''
''Ouin, mais t'aimes ça, donc c'est pas comme un vrai travail!''
''Moi aussi j'écrirais un livre si j'avais le temps!''

Des phrases que j'entends très souvent. Trop souvent.

Mais qu'est-ce vraiment qu'un auteur? À quoi ressemble le revers de la médaille de celui ou celle qui crée le rêve pour le lecteur, pour le téléspectateur?

En ce dimanche après-midi, voici un article intéressant et ô combien véridique sur ce que c'est vraiment qu'être auteur, en France dans ce cas précis mais également partout ailleurs.

À lire. À partager.

À méditer.


Texte de Stéphanie Aten, lien vers la  page et le texte original au bas de l'article.


Écrire à longueur de journée, tranquillement installé chez soi, libre de ses horaires, de son rendement, de ses mouvements. 
Pas de patron démoralisant ni de collègue envahissant.
On travaille pour soi, à son rythme, selon ses envies, et dans la passion...
Auteur : le métier idéal !...
Détrompez-vous...
Être auteur, c'est aussi passer son temps à travailler gratuitement, sans garantie de retour sur investissement. C'est galérer financièrement, et ne bénéficier d'aucune considération, ni d'un point de vue juridique, ni d'un point de vue social.
Un auteur, même lorsqu'il est scénariste, n'a aucun statut. Il n'a pas droit aux allocations chômage, en revanche, il cotise. Auprès des "Agessa", qui le ponctionnent sur toutes les sommes touchées, même minimes. Il n'a pas de "congés payés", ni d'assurance maladie avantageuse, ni de "13ème mois". L'auteur n'est protégé par aucune convention collective, et doit se soumettre à ce qu'on tolèrera de lui donner en cas de contrat. Et c'est, le plus souvent, maigre... très, maigre.
L'auteur est un être isolé, auquel on demande d'être "professionnel", tout en considérant, dès qu'il s'agit de le payer, qu'il pratique en fait un hobby. Un romancier se doit de "savoir écrire", de maîtriser parfaitement sa langue, de connaître la construction dramatique sur le bout des doigts, et de travailler son talent pour produire des ouvrages dignes de ce nom. Un scénariste se doit d'être à l'aise avec le cahier des charges de l'écriture scénaristique, de travailler vite, de savoir s'adapter, "il s'agit d'un métier", répètent avec sévérité les producteurs.
Par contre, quand il s'agit de le payer... de considérer le travail accompli, de lui donner toute sa valeur, non seulement en termes quantitatifs, mais aussi qualitatifs, là, tout à coup... être auteur devient un "hobby".
"Après tout, il fait ça parce que ça lui plaît, ce n'est pas une profession à proprement parler"...
On me demande souvent pourquoi la création (particulièrement audiovisuelle) est si peu dynamique ou de mauvaise qualité en France.
Je pense que la réponse se trouve dans les phrases précédentes.
Il est psychologiquement et nerveusement extrême, de travailler dans des conditions financières catastrophiques, une reconnaissance quasi-inexistante, une précarité perpétuelle, et un taux d'échecs épuisant.
Car être auteur, c'est aussi accepter de beaucoup travailler sur des écrits, tout en sachant pertinemment que les éditeurs ou les producteurs, 95 fois sur 100, vous diront non, même si votre travail est de qualité. Ce n'est "pas le moment", "pas ce qu'on cherche", "pas la tendance", sont des arguments qu'on vous renvoie en plein visage sans ciller, sans ambages, sans aucune considération pour les semaines de travail fourni en amont, visant à répondre aux demandes d'idées nouvelles et de créativité sans cesse renouvelées. 
Quand vous allez voir un architecte pour qu'il vous construise une maison, même si, au final, vous ne tombez pas d'accord sur ses propositions, vous le payez pour le travail fourni.
Lorsqu'un technicien du cinéma travaille sur un tournage, même si le film ne se fait pas pour X raisons, le technicien sera payé.
L'auteur, lui, travaille sans filets, sans garantie, et la plupart du temps, sans être rémunéré.
Être auteur, en France, c'est donc vivre dans le paradoxe.
Notre culture adore la création, l'imagination, les arts. Elle les encense, les vénère, leur reconnaît tous les mérites, et se targue de briller dans le monde entier. Et pourtant, l'auteur n'a pas d'existence tangible. Il n'a pas de factures à payer, pas d'estomac à remplir, et pas de vie à gérer. Il "ne travaille pas", il s'amuse, des heures durant, pour parvenir au résultat final qui vous enthousiasme tant.
Les lecteurs réclament sans cesse de nouveaux livres,
les spectateurs de nouveaux films et programmes télévisés,
toujours et encore, toujours et encore...
Comment pensez-vous que ces œuvres se font pour répondre à vos attentes ?...
Les auteurs travaillent. Beaucoup.
Mais ne sont pas autorisés à vivre de leurs compétences.
Alors oui...
être auteur est un métier difficile.
Mieux vaut être conscient de cet état de fait avant de se lancer à corps perdu dans un métier qu'on fantasme souvent, sans réellement en connaître les tenants et aboutissants.
Être auteur est un sacerdoce, un Everest qu'on gravit en tongs et sans oxygène. Il faut  aimer les défis, et à vrai dire... il ne faut même aimer que cela.

Texte original ici.

lundi 20 juin 2016

La dernière étoile, par Rick Yancey


La 5e vague, tome 3


ATTENTION :
Ceci est le dernier tome d’une trilogie; ma chronique pourrait donc contenir des spoilers des premiers tomes. Pour connaître mon avis sur le tome 1, La 5e vague, c’est ici, et pour le tome 2, La mer infinie, ici.


Quatrième de couverture :
« Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver…

Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis d’abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.

En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui les rend humains. »


Mon avis :
Je m’étais fait quelques ennemis avec ma critique du tome 1, qui ne m’avait pas charmée à 100%. Eh bien, je continuerai sur cette lancée pour cet ultime tome de la trilogie.

En effet, je m’avoue ambivalente quant à cette lecture… J’avais bien aimé le tome 2 – en fait, je l’avais préféré au tome 1, et j’avais donc plutôt hâte à la conclusion de la série. Cette dernière toutefois, m’aura… non pas laissée sur ma faim, mais ne sera simplement pas parvenue à me convaincre.

La dernière étoile regorge néanmoins d’action, de péripéties et d’émotions; je confesse avoir eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, ce qui améliore grandement mon appréciation du roman, à dire vrai. Les pages se tournent d’elles-mêmes – la plupart du temps – et les heures ont défilé sans trop que je m’en aperçoive. Plusieurs retournements de situation sont également venus raviver mon intérêt au fil des pages, de sorte que je garde une impression globale du livre, et de la série toute entière, plutôt positive.

Cependant, quelque chose n’a pas su m’accrocher dans cette lecture. S’agit-il de l’ambiance très lourde, presque trop lourde, des romans? Ou des personnages, qui m’ont pour certains paru très mécaniques et donc moins sympathiques? Ou de la plume de Yancey, étrangement complexe mais avec cet arrière-goût un peu froid?

Peut-être est-ce l’histoire en elle-même. Car je dois avouer que celle-ci, bien qu’entraînante, m’a par moment un peu perdue… À un moment, je ne savais plus qui étaient ‘les méchants’ et qui étaient ‘les gentils’, et j’avais du mal à distinguer le vrai du faux. Extraterrestres? Humains? Bourreaux? Victimes? Illusions? Mensonges? Cette confusion, qui s’avère parfois un point positif car elle sauve de la prévisibilité, m’a ici trop déroutée et me laisse un désagréable sentiment d’incompréhension, d’autant plus que, la série terminée, je n’aurai aucune autre explication pour m’éclairer…

Néanmoins, cette trilogie en reste une bourrée de suspense et de rebondissements. Certains personnages – Evan – m’auront charmée, d’autres moins. Certains passages m’auront touchée, émue, d’autres m’auront laissée indifférente. Cette conclusion me satisfait-elle à 100% ? Nah. Était-elle malgré tout divertissante? Ouaip. Est-ce que je recommande cette série aux mordus d’histoire de fin du monde et d’adrénaline? Hum.

Ouais.


Ma note : 3.5/5


Merci aux Éditions Robert Laffont pour ce livre!




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dimanche 19 juin 2016

Habitudes de lecteurs

Je suis auteure (pour ceux qui ne l'avaient pas encore remarqué). Mais, je suis également - et avant tout - lectrice.
Je me suis donc adonnée à un petit sondage créé par une des mes bonnes amies, Sophie Vaillancour, amoureuse des livres et créatrice de la boîte d'abonnement littéraire Hibouk (découvrez-en plus à ce sujet ici), qui fait la promotion des auteurs et auteures d'ici. Ce sondage a pour but de mieux connaître vos habitudes de lecteurs, et ainsi de mieux répondre à vos besoins et désirs avec Hibouk, entre autres.
Alors voilà : je vous invite à répondre à ses questions (ça ne prend qu'une minute!) et en échange, je vous révèle mes réponses ici, ok?
Pour répondre au sondage de Sophie, c'est ici!

Q : Où achetez-vous vos livres?
R : Dans une grande chaîne du livre (quoique je commande mes VOA sur Internet ^^)

Q : Lorsque vous allez en librairie, comment formulez-vous votre demande au libraire?
R : J'ai lu 'tel livre', j'aimerais quelque chose dans le même genre (ou alors, je sais déjà ce que je cherche; ou encore, le libraire et moi commençons à parler de nos derniers coups de cœur littéraires)

Q : Quels sentiments aimez-vous ressentir quand vous lisez un bon roman?
R : Excitation, surprise, attendrissement

Q : Comment vous sentez-vous après avoir lu un roman qui vous a marqué?
R : Satisfaite, comblée. Mais je veux la suite!! (s'il n'y en a pas, comme le dernier tome d'une série par exemple, je ressens souvent un petit pincement au cœur)

Q : Qu'est-ce qui vous accroche pour que vous achetiez absolument 'CE' livre?
R : La couverture, le résumé, l'auteur, c'est une nouveauté, l'avoir avant les autres, la découverte, on me l'a recommandé (je ne pouvais en cocher plusieurs, et donc, j'ai choisi 'toutes ces réponses', bien que celles étant raturées me concernent moins personnellement)

Q : Êtes-vous du genre à garder les livres que vous acheter?
R : Oui, je les collectionne.

Q : Pour vous, qu'est-ce qui bonifierait l'achat d'un livre?
R : Une édition spéciale, c'est toujours bien; sinon, une signature aussi c'est chouette!


Et vous, quelles sont vos habitudes de lecteurs?

lundi 6 juin 2016

Planning été 2016

L'été s'annonce chargé.
J'entends, pour moi, qui suis du genre à me prévoir 20 évènements hors de la ville, 20 autres en ville, du boulot, peut-être un ou deux roadtrip, et évidemment 51 projets d'écriture. Certains d'entre vous se reconnaissent peut-être dans cette description? Voilà, vous savez de quoi je parle.

Pour les autres, qui réussissez à mettre votre cerveau en mode ''pause'' ou ''vacance'' (les chanceux), voici un petit aperçu de mon horaire pour les mois de juin à août :

1. Écrire.
2. Avancer la rédaction de Polux 7;
3. Terminer la rédaction de H&E1;
4. Commencer la rédaction de Pan3;
5. Déménager;
6. Meubler et décorer mon nouvel appart';
7. Être au boulot 2-3 jours semaine;
8. Profiter des vacances de D. (mon amoureux), pour étoffer ma vie de couple;
9. Écrire;
10. Écrire;
11. Profiter de mes deux semaines de vacances pour respirer et végéter rien qu'un peu;
12. Écrire plus;
13. Soumettre H&E1 à différents éditeurs (stress+excitation+joie+oh-my-god);
14. Terminer la rédaction de Polux 7, et de ce fait, la série en elle-même (ok, là je rêve);
15. M'apercevoir que je n'ai fait que la moitié de ce qui se trouvait à l'horaire.

Et ce n'est pas tout! Car, une fois l'été terminé, ce sont les Salons du Livre qui recommencent! Oui-oui, restez à l'affût, sur le blog ou sur ma page Facebook (ici), pour connaître mes heures de présence!
De plus, je vous annonce en primeur que je connais enfin la date de parution des tomes 1 et 2 de Panthera : novembre 2016!

Sur ce, ça suffit pour le blog, j'ai 1 million de choses qui m'attendent, moi! ;)

mercredi 1 juin 2016

La couronne, par Kiera Cass




La Sélection, tome 5

ATTENTION :
Ceci est le tome 5 d’une série. Des spoilers des premiers volumes pourraient donc se retrouver dans ma chronique. Pour connaître mon avis sur le tome 1 de La Sélection, c’est ici; pour le tome 2, intitulé L’élite, c’est ici; pour le tome 3, L’Élue, ici; et pour le tome 4, L’héritière, ici!

Quatrième de couverture :
« Il ne doit en rester qu’un.

Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.

Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter… »


Mon avis :
J'avais bien aimé le tome 4, qui s'était révélé mille fois plus intéressant que les trois premiers tomes de La Sélection réunis! En effet, où America s'avérait une héroïne molle et amourachée, Eadlyn, elle, se montre indépendante et forte. Certes, son tempérament semble au premier abord rude et hautain; la jeune fille avait toutefois connu une belle évolution au fil de L'héritière, et c'est ainsi qu'elle avait su me charmer.

C'est donc avec plaisir que je retrouvais Eadlyn et ses Sélectionnés, dont certains m'étaient vraiment tombés dans l’œil. Comme avec le tome 4, les chapitres sont ici plutôt courts et entraînants, et je n'ai eu aucun mal à me plonger dans ma lecture pour suivre les péripéties d'Eadlyn.

Celles-ci sont d'ailleurs encore une fois plutôt nombreuses, et le lecteur a également droit à plusieurs revirements de situation qui, entre des rendez-vous galants avec les Sélectionnés et les conseils administratifs royaux, viendront pimenter sa lecture. Je dois avouer que cet ultime tome m'a paru comporter un peu moins d'action que le précédent, et un peu plus ''d'eau de rose''; cela ne m'a pas empêché d'arriver à la dernière page sans avoir vu le temps passer!

Finalement, une belle surprise m'attendait au moment du choix d'Eadlyn quant à celui qui allait devenir son mari. Ok, j'avoue que mon cœur penchait pour un autre et que je n'ai pu réprimer un petit pincement de déception; néanmoins, j'ai aimé que la décision d'Eadlyn ne se révèle pas trop prévisible.

En bref, une belle conclusion à la série La Sélection! Ces tomes 4 et 5 qui mettent en vedette Eadlyn sont définitivement mes préférés de la série; une héroïne plus forte, une histoire ô combien moins prévisible, ainsi que des personnages qui valent selon moi le détour!


Ma note : 4/5


Merci aux Éditions Robert Laffont pour ce livre!


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