mercredi 6 juin 2012

Nocturne, par Marie-Ève Dion



Traqueurs Inc. Tome 1

Quatrième de couverture :
« Traqueurs Inc., c’était avant tout mes deux frères et moi combattant les monstruosités du monde. Les esprits frappeurs, les loups-garous, les vampires, et j’en passe. Nous avions même la formation pour combattre les démons, mais comme n’importe quel Traqueur, nous espérions qu’elle ne nous servirait pas.

Je m’appelle Remyelle Guardian. Mon boulot: tuer les monstres en faisant mon possible pour ne pas me faire casser la gueule.

Tout allait bien, j'usqu'à ce que notre petit trio se transforme en duo sans mon accord. Deux Traqueurs, c’était très peu pour combattre les envoyés de l’Enfer. Pas que je me juge indispensable ou quoi que ce soit, mais l’orgueil de Mike finirait par les tuer, tous les deux. Il faudra donc que je trouve un moyen de leur venir en aide.

Par chance, les Trois Corbeaux, soit ces cinglés de Clairvoyants qui tiennent un salon de tatouage, sont là pour m’aider. Enfin, je l’espère.

Mon boulot, c’était maintenant d’éviter que mes empotés de frères se fassent botter les fesses par les démons, tout en me retenant moi-même de le faire. »


Mon avis :
Je me suis laissée tenter par ce livre en partie à cause de son prix alléchant (2,95$), à cause de sa couverture sombre et gore, et à cause du résumé qui, malgré les mauvais commentaires que j'avais déjà eus, m'attirait. Au final, Nocturne a été une lecture facile et rapide, mais pas toujours de qualité.

En effet, malgré le fait que les pages se tournent d’elles-mêmes et que je n’ai eu aucune difficulté à entrer dans l’action – qui ne cesse jamais, soit dit en passant –, beaucoup de choses m’ont dérangée lors de ma lecture.

Je pense tout d’abord aux personnages qui, à quelques exceptions, m’ont plutôt laissée de glace. Notre héroïne, Remyelle, ne m’a pas vraiment plu et elle me tombait parfois sur les nerfs. Tout au long du roman, je n’ai pu m’empêcher de songer qu’elle était vraiment trouillarde – c’est un Traqueur, ça ? – et qu’elle agissait – non, elle  pensait aussi – comme une traînée.

Ce qui m’amène au point suivant : tous les personnages sont des dépravés sexuels. TOUS. Certains supposeront peut-être que c’est parce que j’ai un esprit chaste – hahaha –non. Seulement, dans Nocturne, on parle très souvent de sexe et ce n’est que rarement pertinent. Je veux dire qu’entre chaque scène d’action, j’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à « faire du temps », c’est-à-dire à combler le temps mort avec tout et n’importe quoi, même si cela ne menait nulle part. Dans ce cas-ci, le thème choisi était la sexualité de la façon la moins romantique possible, et je n’ai pas vraiment trouvé cela intéressant…

Côté écriture, je me contenterai de dire que je suis loin – très loin – d’être impressionnée. Le style de Marie-Ève Dion, bien que facile à lire, est très basique. À peu près aucune description psychologique – c’est une des choses qui fait qu’il est difficile de s’attacher ou de s’identifier à un personnage –, un langage peu recherché avec énormément de répétition dans les phrases et les mots utilisés, et un rythme de lecture souvent inégal et plus ou moins clair (à un moment, tel personnage est à l’extérieur et l’instant d’après il se trouve dans une maison en train de faire on-s’en-fou-quoi, mais on ne décrit pas ce qui s’est passé entre ces deux scènes).

Toutefois, s’il y a vraiment une chose qui m’a dérangé lors de ma lecture, c’est qu’à peu près rien de ce que j’ai lu ne m’a semblé crédible. Qu’il s’agisse des émotions des personnages ou des évènements, l’auteure ne semble pas savoir de quoi elle parle. Je pense ici à la scène des tatouages. Je me suis fait tatouer, et dans un salon, ça ne se passe pas – mais alors là pas du tout – comme elle l’a décrit dans son livre. Et si elle se fiait à une expérience vécue pour écrire cette scène, alors je n’ai qu’un conseil : change de tatoueur au plus vite ! Je précise quand même que j’ai eu cette impression d’ignorance de l’auteur à de nombreuses reprises et que c’était particulièrement agaçant.

Finalement, malgré plusieurs défauts, il faut l’avouer, Nocturne a été une lecture rapide et tout de même agréable. Remyelle ne m’a peut-être pas vraiment plu, mais d’autres personnages comme Mike, Frank et même Aurell ou Seth m’ont fait rire et, si je pense lire la suite, intitulée Symphonie, c’est en grande partie grâce à eux – et grâce à la fin qui, même si je la voyais venir de très loin, me pousse à vouloir connaître la suite.


Ma note : 3/5

lundi 28 mai 2012

Vie-zuel

Lentement mais sûrement, la mise au monde de La pierre des mages continue.

J'entend par là qu'on s'approche un peu plus chaque jour de la publication du tome 3 de Polux. En effet, maintenant que j'ai envoyé le manuscrit, le résumé, la carte géographique et la dédicace, l'équipe s'apprête à travailler sur la couverture!

Je leur ai décrit ce que j'imaginais pour le visuel, et avec tous les détails que je leur ai fournis... Eh bah disons seulement que je ne les ai pas laissés dans le flou ^^

Alors j'ai bien hâte de voir ce que cela va donner! Vraiment très-très hâte! Surtout que j'ai demandé à ce qu'un nouveau personnage soit présent sur la couverture et que je suis très curieuse de voir à quoi il va ressembler...

Et vous? Avez-vous hâte à la sortie de La pierre des mages?

Je vous tiens au courant!

mardi 22 mai 2012

Mords-moi, par Parker Blue




Demon Inside, tome 1


Quatrième de couverture :
« Je m'appelle Val Shapiro et je serais une ado « normale » si je n'étais pas... comment dire... habitée par un démon. Hey oui, on peut dire que je n'ai pas tiré le bon numéro. Seule l'adrénaline que provoque la chasse aux vampires me permet de satisfaire Lola, mon succube. Par contre, je vous arrête tout de suite : appelez-moi Buffy, et ça va chauffer pour vous !
Pourtant, mis à part des nuits un peu agitées, ma vie est assez banale... Jusqu'à ce que, le jour de mes 18 ans, ma mère me fiche à la porte. C'est là que j'ai rencontré Dan Sullivan, membre actif de la Section des Crimes Obscurs, organisation gouvernementale non officielle traquant les individus surnaturels. Accompagnée de Croc, un chien hors du commun, quel choix me reste-t-il à part de les rejoindre ? »


Mon avis :
Demon Inside reposait dans ma PAL depuis déjà un bon moment. Finalement, j’ai trouvé un petit trou dans mon horaire pour pouvoir m’y plonger, et j’en suis heureuse, car malgré quelques petites faiblesses, c’était un bon moment passé hors du monde réel et de ses problèmes.

En commençant ma lecture, j’ai tout de suite été emportée dans l’ambiance un peu lugubre mais humoristique de Mords-moi. Val, notre héroïne, est très sympathique, a la langue bien pendue et n’a pas peur de beaucoup de choses. Je me suis rapidement attachée à elle, ce qui m’a poussée à continuer ma lecture, malgré l’heure tardive et la petite voix dans ma tête qui me disait que j’avais mieux à faire que de lire les romans des autres (« Travaille plutôt sur le tien! »)

Demon Inside est une série qui ne manquera sûrement pas d’action (dans le tome 1, ça n’arrête pas!). Toutefois, je crois que ce non-stop entraîne autre chose, un petit point négatif : certains évènements arrivent trop vite, les réactions de Val ou de Dan ne sont pas toujours logiques ou crédibles, et cela rend certains passages moins intéressants, voir agaçants.

Les autres personnages du roman m’ont quand à eux plutôt laissée de glace, ou du moins l’auteure n’a pas réussi à me les faire apprécier. Je pense ici à Jenn, la sœur de Val; c’est une enfant gâtée, dépendante de toute personne qui l’entoure, incapable de faire quelque chose par elle-même et surtout, surtout, incroyablement stupide – et elle me tapait royalement sur les nerfs. J’ai une sœur de l’âge de Jenn, et pourtant les actions de Val à l’égard de sa sœur ne m’ont pas du tout convaincue. La petite peste blonde ne m’a pas du tout émue, même au moment où on a voulu la faire passer pour la victime (bon, d’accord, c’était une victime). J’ai bien aimé Rick, toutefois, le beau-père compréhensif. Micah aussi, sur qui je laisserai planer le mystère pour vous laisser le découvrir par vous-même. Je dirai par contre que ses actions ne m’ont pas toujours parue très logiques, comme celles de Val, et… naturelles, je crois que c’est le mot.

Le coupable est le style d’écriture de l’auteur, selon moi, qui n’est pas des plus coulants. Car, même si les évènements sont bien décrits – la plupart du temps –, on passe parfois du coq à l’âne sans trop d’explications, autant dans le déroulement de l’histoire que dans l’évolution des sentiments des personnages. Pour ma part, il m’est arrivé d’être un peu déboussolée.

Malgré tout, Mords-moi a été une lecture agréable et je suis curieuse de connaître la suite, Tente-moi (qui promet bien des révélations, si on se fit à la quatrième de couverture). J’espère toutefois que ce deuxième tome sera un peu plus élaboré que le premier, et que les réactions des personnages sembleront plus naturelles.


Ma note : 3.5/5

mercredi 16 mai 2012

Infidèle

Je suis infidèle.
À Polux.

Alors que je devrais travaillé sur la réécriture du tome 4 à un rythme constant (ce que je ne fais pas du tout, ces derniers temps -- je travaille plutôt à rythme trèèèèèès réduit), je pense sans cesse à mon projet parallèle; Cat Lafleur. Et lorsque l'inspiration me manque (lors des quelques heures quotidiennes que je passe devant mon écran d'ordinateur), j'ouvre un second fichier Word: la version 2.0 du tome 1 de Cat. Et je me mets à écrire.

Sur le site officiel d'un de mes auteurs favoris, il y a une page de conseils pour ceux qui veulent faire de l'écriture leur métier. L'un de ces conseils est le suivant: écrivez tous les jours, même si ce n'est qu'une phrase.

Ma question est la suivante: si j'écris tous les jours, mais pas ce que je devrais écrire, ça fonctionne quand même?

Et donc, chaque fois que j'appuie sur une touche du clavier et que les mots qui défilent sur mon écran n'ont aucun lien avec le Rôdeur, la culpabilité me ronge.

Je vois presque Polux qui se tient à mes côtés, ses yeux sombres rivés aux miens. Une lueur de tristesse dans le regard...

En plus, la situation dans laquelle je l'ai laissé la dernière fois que j'ai écrit est plutôt périlleuse...

Je suis sans cœur.

lundi 7 mai 2012

Manque

Le 27 avril, j'envoyais la version corrigée du troisième tome de Polux, La pierre des mages, à mon éditeur.
Le 4 mai, cela faisait une semaine, jour pour jour, que je n'avais pas touché à mon ordinateur (sans blague!). Et pourtant, j'avais l'impression que cela ne faisait qu'un jour ou deux que je n'avais pas écris... Voir quelques heures...

Je voulais prendre une petite pause avant de me mettre à la rédaction du tome 4, histoire d'être en forme, bien reposée, décompresser et me concentrer sur l'école avec ma soirée Portfolio qui s'en vient...

Eh ben, le 4 au soir, j'ai commencé à vraiment m'ennuyer de l'écriture, de Polux, de tous mes personnages et de leurs aventures incroyables. La sensation des touches du clavier et leur taka-taka-taka lorsqu'elles s'enfoncent sous mes doigts. Les lettres, noires sur blanc, qui apparaissent sous mes yeux à la vitesse à laquelle les mots me traversent l'esprit. La satisfaction d'apposer le point qui met fin à un chapitre particulièrement excitant. Tout ça me manquait. Me manquait soudainement d'une manière si affreuse que...
... que j'ai ouvert mon ordinateur, me suis installée et me suis mis à écrire. Malgré l'heure déjà tardive. Malgré le fait que je n'étais pas encore sûre du prologue. Mais j'ai commencé à pianoter sur mon clavier. Et c'était simplement agréable.

Je me sentais de nouveau moi, et j'étais de nouveau entière.